Vendredi 19 janvier 2007
5
19
/01
/Jan
/2007
14:34
Il y avait foule dans la maison du village.
Les enfant, les adultes devisaient plus ou moins joyeusement dans la grande salle.
Une vieille femme s'approcha, ti ra un banc près de la cheminée et sortit un vieux tricot de son cabas.
Un enfant s'approcha et lui demanda qui elle était.
*Je suis la conteuse* lui dit la vieille femme en souriant.
Aussitôt l'enfant courut annoncer la nouvelle aux autres et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, plusieurs personnes s'étaient rassemblées autour d'elle.
Elle balaya l'auditoire du regard et commença.
---------
Inspiré de Perrault
Il était une fois un pauvre bûcheron qui las de sa pénible vie, se plaignait que depuis qu'il était au monde, le Ciel cruel n'avait jamais voulu remplir un seul de ses souhaits.
Un jour que, dans le bois, il se mit à se plaindre, à lui, la foudre en main, Jupiter apparut.
La peur saisit le pauvre hère qui s'allongeant au sol, sécria : *je ne veux rien, point de souhait, point de tonnerre.*
*Cesse d'avoir aucune crainte ! Je viens, dit Jupiter, touché de ta complainte, te faire voir le tort que tu me fais. Ecoute donc : je te promets, moi qui du monde entier suis le souverain maître, d'exaucer pleinement les trois premiers souhaits que tu voudras former sur quoi que ce puisse être. Vois ce qui peut te rendre heureux. Vois ce qui peut te satisfaire; Et comme ton bonheur dépend tout de tes voeux, songes-y bien avant que de les faire.*
A ces mots Jupiter repartit dans les cieux.
Le bûcheron, guilleret, retourna à sa cabane, le coeur allégé par cette nouvelle.
Il pensa qu'il devait faire attention à ses voeux et qu'il vaudrait mieux demander conseil à son épouse.
Entrant dans la cabane, il s'écria : *Faisons, Fanchon, grand feu, grand chère, nous sommes riches à jamais, Et nous n'avons qu'à faire des souhaits.*
Là-dessus, il lui raconte la rencontre.
A ces mots, l'imagination de son épouse fit des bonds et mille projets se firent jour.
Mais elle demanda à son mari de prendre le temps de réfléchir et de ne faire le voeu que le lendemain.
Le bûcheron lui répondit quil l'entendait bien ainsi et ils s'installèrent au coin du feu en buvant un pichet de vin.
Le bien être aidant, il soupira soudain :
*Qu'un beau morceau de boudin serait bienvenu avec ce bon vin*
Et sitôt dit, sitôt fait, un long serpent de boudin se mit à sortir de la cheminée et à s'approcher du bûcheron.
Sa femme sursauta puis, réalisant qu'un premier souhait était gâché, elle invectiva son buveur de mari.
*Quand on peut, disait-elle, obtenir un empire, de l'or, des perles, des rubis, des diamants, de beaux habits, est-ce alors du boudin qu'il faut que l'on désire ?*
Il s'excusa platement mais la femme continuait à le traiter de sot.
Alors le bûcheron souhaitant être veuf, se mit à marmonner :
*La peste soit de tes railleries, et que ce maudit boudin pende au bout de ton nez, maudite pécore !*
Aussitôt, il fut entendu et au nez de son épouse, l'imposant boudin s'accrocha
Et le mari, attristé, laissa s'envoler ses rêves de richesse qu'il ne se sentait pas de partager avec une aussi laide pauvresse, et il demanda alors, levant les mains au ciel que son épouse retrouva son visage d'autrefois.
Ainsi le bûcheron, malgré ses trois voeux, ne changea point d'état.
Comme quoi, il faut faire attention aux vux que lon formule, car la majorité d'entre eux, ne servent quà corriger les erreurs de ceux qui les ont précédés.
La foule applaudit et remercia chaleureusement la vieille femme, qui sans un bruit rangea son tricot, les salua et sortit en trottinant de la vieille maison.
Par Gyzeh
-
Publié dans : conteuse
0
Commentaires