Vendredi 19 janvier 2007
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Il y avait foule dans la maison du village.
Les enfant, les adultes devisaient plus ou moins joyeusement dans la grande salle.
Une vieille femme s'approcha, ti ra un banc près de la cheminée et sortit un vieux tricot de son cabas.
Un enfant s'approcha et lui demanda qui elle était.
*Je suis la conteuse* lui dit la vieille femme en souriant.
Aussitôt l'enfant courut annoncer la nouvelle aux autres et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, plusieurs personnes s'étaient rassemblées autour d'elle.
Elle balaya l'auditoire du regard et commença.
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Inspiré de Perrault
Il était une fois un pauvre bûcheron qui las de sa pénible vie, se plaignait que depuis qu'il était au monde, le Ciel cruel n'avait jamais voulu remplir un seul de ses souhaits.
Un jour que, dans le bois, il se mit à se plaindre, à lui, la foudre en main, Jupiter apparut.
La peur saisit le pauvre hère qui s'allongeant au sol, sécria : *je ne veux rien, point de souhait, point de tonnerre.*
*Cesse d'avoir aucune crainte ! Je viens, dit Jupiter, touché de ta complainte, te faire voir le tort que tu me fais. Ecoute donc : je te promets, moi qui du monde entier suis le souverain maître, d'exaucer pleinement les trois premiers souhaits que tu voudras former sur quoi que ce puisse être. Vois ce qui peut te rendre heureux. Vois ce qui peut te satisfaire; Et comme ton bonheur dépend tout de tes voeux, songes-y bien avant que de les faire.*
A ces mots Jupiter repartit dans les cieux.
Le bûcheron, guilleret, retourna à sa cabane, le coeur allégé par cette nouvelle.
Il pensa qu'il devait faire attention à ses voeux et qu'il vaudrait mieux demander conseil à son épouse.
Entrant dans la cabane, il s'écria : *Faisons, Fanchon, grand feu, grand chère, nous sommes riches à jamais, Et nous n'avons qu'à faire des souhaits.*
Là-dessus, il lui raconte la rencontre.
A ces mots, l'imagination de son épouse fit des bonds et mille projets se firent jour.
Mais elle demanda à son mari de prendre le temps de réfléchir et de ne faire le voeu que le lendemain.
Le bûcheron lui répondit quil l'entendait bien ainsi et ils s'installèrent au coin du feu en buvant un pichet de vin.
Le bien être aidant, il soupira soudain :
*Qu'un beau morceau de boudin serait bienvenu avec ce bon vin*
Et sitôt dit, sitôt fait, un long serpent de boudin se mit à sortir de la cheminée et à s'approcher du bûcheron.
Sa femme sursauta puis, réalisant qu'un premier souhait était gâché, elle invectiva son buveur de mari.
*Quand on peut, disait-elle, obtenir un empire, de l'or, des perles, des rubis, des diamants, de beaux habits, est-ce alors du boudin qu'il faut que l'on désire ?*
Il s'excusa platement mais la femme continuait à le traiter de sot.
Alors le bûcheron souhaitant être veuf, se mit à marmonner :
*La peste soit de tes railleries, et que ce maudit boudin pende au bout de ton nez, maudite pécore !*
Aussitôt, il fut entendu et au nez de son épouse, l'imposant boudin s'accrocha
Et le mari, attristé, laissa s'envoler ses rêves de richesse qu'il ne se sentait pas de partager avec une aussi laide pauvresse, et il demanda alors, levant les mains au ciel que son épouse retrouva son visage d'autrefois.
Ainsi le bûcheron, malgré ses trois voeux, ne changea point d'état.
Comme quoi, il faut faire attention aux vux que lon formule, car la majorité d'entre eux, ne servent quà corriger les erreurs de ceux qui les ont précédés.
La foule applaudit et remercia chaleureusement la vieille femme, qui sans un bruit rangea son tricot, les salua et sortit en trottinant de la vieille maison.
Par Gyzeh
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Jeudi 18 janvier 2007
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14:35
Alors qu'elle se rentrait vers son humble masure, la conteuse croisa une demoiselle fort triste, seule, assise sur un rocher à l'orée de la forêt.
Elle s'approcha alors et lui demanda ce qui la mettait en peine, celle-ci se sentait seule et ne trouvait sa place. Alors la conteuse, s'asseyant en gémissant à ses genoux lui murmura ces mots à l'oreille.
(Source http://sergecar.club.fr/contes/contes10.htm )
Rien que pour toi ce conte:
Il était une fois un aigle qui vivait dans une basse cour au milieu de poussins,de poules (mouillées),de canetons et de canards.
Un jour il se pencha si près du bord de la mare qu'il y tomba et en tombant il découvrit son vrai visage d'aigle renvoyé par l'eau de la mare et il vit qu'il avait des ailes immenses.
Au moment de plus grande intensité de sa peur alors qu'il croyait se noyer et mourir, il réalisa sa nature d'aigle et s'envola ibre. Alors il vit que la basse cour n'avait jamais eu de barrières et que le ciel avait
toujours été ouvert au dessus de lui. Il vit aussi que tous les poussins, les poules, les canards et les canetons n'étaient autres que des aigles qui avaient momentanément oublié leur nature réelle.
Il lança un grand cri de joie dans les airs et perçu dans un immense éclat de rire la nature illusoire de la basse cour dans la quelle il se croyait limité mais qui était si rassurante en même temps. La peur de l'inconnu fut transformée en joie inaltérable, et ce qui était "sa vie", organisée, maîtrisée, rangée, devint La Vie inconnue et ouverte au vent et au champ infini de tous les possibles.
Il n'eut de cesse alors que de proclamer la bonne nouvelle à tous ceux qui voulaient l'entendre.
*Nous sommes tous des aigles, nous sommes tous unis dans l'Ame unique du grand Aigle Père Mère*.
Pendant que la jeune fille sêchait ses larmes et la remerciait, la vieille femme se releva péniblement et reprit son chemin, faisant un signe de la main.
Par Gyzeh
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Mercredi 17 janvier 2007
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14:36
Le lendemain, dans la maison de ville, la foule était présente et vaquait à ses occupations.
Cette fois encore, la vieille femme arriva, discrètement mais les enfants bien vite l'entourèrent et un jeune homme timide lui tira le banc vers le feu.
La vieille femme lui caressa les cheveux et s'installa, comme la veille, son tricot à la main.
Plusieurs personnes s'étaient déjà installées autour d'elle alors elle commença:
Les deux loups intérieurs
(http://perso.orange.fr/contesdeveil/)
Un homme âgé dit à son petit-fils, venu le voir très en colère contre un ami qui s'était montré injuste envers lui :
*Laisse-moi te raconter une histoire... Il m'arrive aussi, parfois, de ressentir de la haine contre ceux qui se conduisent mal et n'en éprouvent aucun regret.Mais la haine t'épuise, et ne blesse pas ton ennemi.C'est comme avaler du poison et désirer que ton ennemi en meure.J'ai souvent combattu ces sentiments.*
Il continua:
*C'est comme si j'avais deux loups à l'intérieur de moi;le premier est bon et ne me fait aucun tort. Il vit en harmonie avec tout ce qui l'entoure et ne s'offense pas lorsqu'il n'y a pas lieu de s'offenser. Il combat uniquement lorsque c'est juste de le faire, et il le fait de manière juste. Mais l'autre loup, ahhhh...! Il est plein de colère.La plus petite chose le précipite dans des accès de rage. Il se bat contre n'importe qui, tout le temps, sans raison.Il n'est pas capable de penser parce que sa colère et sa haine sont immenses.Il est désespérément en colère, et pourtant sa colère ne change rien.Il est parfois si difficile de vivre avec ces deux loups à l'intérieur de moi, parce que tous deux veulent dominer mon esprit.*
Le garçon regarda attentivement son grand-père dans les yeux et demanda :
*Lequel des deux loups l'emporte, grand-père ?*
Le grand-père sourit et répondit doucement :
*Celui que je nourris.*
Plus discrètement encore que la veille, alors que chacun restait émerveillé par cette belle histoire, la vieille femme s'éclipsa, sous l'oeil attentif du jeune homme timide.
Par Gyzeh
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Mardi 16 janvier 2007
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14:37
Encore une fois la conteuse revint, silencieuse et discrète.
Elle commença par expliquer que les contes et légendes étaient universelles et avaient le pouvoir de réunir les âmes.
Elle n'avait pas son tricot cette fois et souhaitait goûter chaque réaction à sa narration. Elle était un peu plus pâle qu'à l'ordinaire, un peu fébrile aussi cherchant parfois du regard un soutien.
Le jeune homme timide s'était rapprochait, pas encore tout près mais suffisamment pour tenter de lui insuffler l'énergie qu'elle semblait rechercher.
Elle commença d'une voix fluette:
(source: http://www.contesafricains.com )
Un jour le lièvre s'en alla trouver le Grand Génie de la brousse et lui dit :_ O Grand Génie ! Toi qui veilles sur tous les habitants de la brousse, Toi qui est le Maître des Maîtres, je veux te demander quelque chose._ Quelle chose ?_ Une seule chose : c'est que tu augmentes la puissance de ma cervelle._ Et pourquoi faire ?_ Pour que j'ai plus d'esprit que toutes les autres bêtes de la brousse.Le Grand Génie réfléchit et dit :_ Je veux bien, mais il faut, auparavant, que tu me montres ce que tu es capable de faire. Emporte cette gourde et emplis-la de petits oiseaux ; prends cette calebasse et emplis la de lait de biche ; emporte aussi ce bâton et va chercher un serpent aussi long que lui. Quand tu reviendras avec la gourde pleine de petits oiseaux, la calebasse pleine de lait de biche, et le serpent aussi long que le bâton, alors je verrai ce que je puis faire pour toi.Le lièvre partit, encombré de sa gourde, de sa calebasse et de son bâton. Après avoir trotté quelque temps, il vint s'allonger auprès d'une source à laquelle beaucoup d'animaux venaient boire, le soir, au coucher du soleil. Là, il se tint tranquille, et il se mit à penser, à penser et à penser encore jusqu'au moment où le soleil commença à descendre pour disparaître.Et voilà que les petits oiseaux de la brousse arrivèrent en grand nombre. Et tous ces oiseaux de sautiller, de boire, de chanter, de jouer, de voler, de se rouler et de voleter encore.Le lièvre se dit :_ Aujourd'hui je vais voir de quoi je suis capable !Et, sortant de son coin, il commença à sauter à droite, à gauche, en avant, en arrière, en criant de toutes ses forces :_ Non ! Non !... Jamais !... Ce n'est pas possible en vérité !... Comment peut-on croire une chose pareille !... Non, non et non !... Ils ne sont pas assez nombreux pour ça.Les oiseaux, arrêtés tout droit sur leurs deux pattes, et fort étonnés, l'appelèrent :_ Lièvre ! Que dis-tu ?... Mais que dis-tu donc ?_ Oh ! N'en parlons pas !... il s'agit d'une chose tout à fait impossible..._ Mais quoi donc ?_ Quelqu'un m'a raconté que vous pourriez entrer dans la gourde que voici et la remplir ! Mais je sais bien que c'est tout à fait impossible : vous n'êtes pas assez nombreux pour ça !_ Tu plaisantes, lièvre, s'écrièrent les oiseaux. Vraiment, lièvre, tu plaisantes !Et ils riaient, tout en sautillant autour du lièvre, et en chantant :_ Nous pouvons la remplir tout entière... Tout entière nous pouvons la remplir !Le lièvre, sans remuer, dit :_ Non en vérité, non, vous ne pouvez pas !_ Ah nous ne pouvons pas, reprirent les oiseaux mécontents de voir leur parole mise en doute. Attends un peu et tu vas voir !Un premier oiseau entra par le goulot, puis un second et un troisième, et tant et tant qu'à la fin la gourde fut pleine.Alors, le malin bondit sur la gourde, la ferma solidement avec un bouchon, et la cacha dans un coin.A ce moment une biche arrivait pour boire à la source. Et notre lièvre de recommencer à sauter à droite, à gauche, en avant, en arrière, en criant de toutes ses forces :_ Non ! Non !... Jamais !... Ce n'est pas possible en vérité !... Comment peut-on croire une chose pareille !... Non, non et non !... Elle n'a pas assez de lait pour ça.La biche étonnée , s'arrêta sur ses quatre pattes, le regarda et l'appela :_ Lièvre, que dis-tu ?... Mais que dis-tu donc ?_ Oh n'en parlons pas !... Il s'agit d'une chose tout à fait impossible..._ Mais quoi donc ?_ Quelqu'un m'a raconté que vous pourriez emplir de votre lait la calebasse que voici. Mais je sais que c'est tout à fait impossible : vous n'avez pas assez de lait pour ça._ Tu plaisantes lièvre ; vraiment, tu plaisantes !Et la biche de rire, tout en sautant autour du lièvre en chantant :_ Je puis l'emplir tout entière... tout entière je puis l'emplir !Mais le lièvre secoua ses oreilles et dit :_ Non, en vérité, vous ne pouvez pas !_ Ah je ne puis pas, dit la biche fâchée d'être ainsi démentie. Attends un peu et tu vas voir !elle s'installa au dessus de la calebasse, et le lait coula, coula, coula tant et tant que bientôt la calebasse fut remplie._ J'ai perdu mon pari, dit le lièvre. Mon cousin le lion avait raison quand il m'affirmait que vous donnez plus de lait que la vache. Et je m'en vais le lui dire de ce pas._ Le lion ? demanda la biche. Et elle tremblait déjà de frayeur._ Mais oui, le lion... il est là, tout près... attendez-moi je reviens avec lui._ Adieu lièvre dit la biche en bondissant dans la forêt, je verrai le lion une autre fois.Content de s'être débarrassé si facilement de la biche, le lièvre ferma soigneusement la calebasse pleine de lait et la porta auprès de la gourde pleine de petits oiseaux.Bientôt un serpent arriva pour se désaltérer à son tour.Dès qu'il le vit, le lièvre commença à marcher le long du bâton en comptant ses pas et en criant de toutes ses forces :_ Deux pas... Trois pas... Quatre pas... Non ! Non ! Jamais... Cinq pas... Ce n'est pas possible en vérité !... Six pas... Comment peut-on croire une chose pareille !... Sept pas... Non, non et non ! Il n'est pas assez grand pour ça.Le serpent s'arrêta, tout surpris, se dressa tout droit sur sa queue, regarda la lièvre et l'appela :_ Lièvre, que dis-tu ? Mais que dis-tu donc ?_ Oh n'en parlons pas !... Il s'agit d'une chose tout à fait impossible..._ Mais quoi donc ?_ Quelqu'un m'a raconté que vous étiez aussi long que le bâton que voici. Mais je sais bien que vous n'êtes pas aussi grand que ça !_ Tu plaisantes, lièvre, s'écria le serpent. Vraiment tu plaisantes !Et il se mit à ricaner, et à ramper dans l'herbe, tout en sifflant :_ Je suis aussi long que le bâton... Aussi long que le bâton, je suis !Mais le lièvre secoua ses deux oreilles et dit :_ Non, en vérité, non, vous ne l'êtes pas !_ Ah tu crois cela, dit le serpent furieux d'être pris pour un menteur. Et bien je vais me mettre à côté et tu verras que je suis aussi grand que lui. Et le serpent de s'allonger tout contre le bâton.Notre malin lièvre fit un bond, attacha le serpent au bâton, un lien à la tête, un lien à la queue, et il serra si bien que le serpent ne pouvait plus bouger.Alors notre lièvre pris la gourde, la calebasse et le bâton et il partit trouver le Grand Génie de la brousse._ Grand Génie ! appela-t-il._ Me voici, lièvre. Je t'attendais._ Regarde, Grand Génie, voilà la gourde pleine de petits oiseaux, la calebasse pleine de lait de biche, et le serpent long comme le bâton.Le Grand Génie regarda tout cela, regarda la lièvre, lui toucha le front et lui dit :_ En vérité, si j'augmentais la puissance de ton esprit, je ferais une grande sottise._ Et pourquoi ? demanda le lièvre._ Tu es assez rusé comme cela ! Si tu l'étais d'avantage, tu deviendrais mon maître. Elle se releva lentement, et plus fragile que jamais, elle sortit de la pièce, sous le regard inquiet d'un jeune homme timide qui n'osait pas bouger.
Par Gyzeh
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Lundi 15 janvier 2007
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19:23
Le feu chantait dans la cheminée et ils étaient tous assis en rond autour de la vieille femme qui tricotait.
Elle les regarda un par un, semblant les détailler jusqu'au tréfonds de leur âme, puis elle sourit et rembobina sa laine.
D'une voix d'abord basse, elle commença à leur narrer l'histoire des fées, inspirée de Perrault, que sa propre mère lui avait apprise.
Une veuve avait deux filles, en tous points dissemblables. L'ainée était le protrait de sa mère, orgueilleuse et vaniteuse. La cadette, elle était la douceur et l'honnêteté et cela se lisait sur son visage qu'elle avauit fort avenant.La mère n'avait d'yeux que pour son aînée, brimant tant et plus la cadette à qui échoyait tous les travaux de la maison.Alors que le puits était sec, sa mère lui commanda d'aller à plus d'une demie-lieue du logis puiser l'eau dans une gigantesque cruche et ce deux fois par jour.Un jour, alors qu'elle emplissait sa cruche, vint à elle une vieille et pauvre femme qui la priat de lui donner à boire.Sitôt, la bonne fille nettoya son cruche, s'approcha de l'onde la plus fraîche et la plus pure, emplit la cruche et la soutint lorsqu'elle aida la vieille femme à étancher sa soif. Une fois cela fait, la femme regarda la jeune fille dans les yeux et lui dit:*Vous êtes aussi belle que bonne et comme je suis une fée, je vais vous accorder un don: A chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche une fleur ou une pierre précieuse.* Puis la bonne vieille disparut dans les bosquets.Lorsque la jeune fille revint chez elle, sa marâtre l'agonit d'injure pour avoir mis si longtemps à revenir alors, elle s'expliqua sur les raisons de son retard et alors qu'elle narrait son aventure, il lui sortit de la bouche 2 roses, 2 perles et 2 gros diamants.Surprise, la marâtre demanda quelle magie était-ce là et la jeune fille lui raconta naïvement que c'était la vieille femme qu'elle avait aidé et se faisant, diaments, perles, roses et rubis lui jaillissaient de la bouche.La mère appela alors son aînée lui intimant de se rendre derechef au puits avec la carafe d'argent pour impressionner la vieille à qui elel donnerait à boire et ainsi en reviendrait dotée de la même merveille. La brutale pesta mais la mère levant le bras, réussit à imposer sa loi.Pestant et rageant, la harpie s'y rendit et alors qu'elle attendait en maugréant, une belle et jeune femme s'approcha et lui demanda à boire. La mégère se pencha et lui dit d'un air dédaigneux: *Bien sûr, votre majesté. Je ne suis venue que vous attendre avec ce broc d'argent pour me plier à votre volonté*La femme la regarda droit dans les yeux et lui dit ses mots: *Vous êtes bien mauvaise et puisque vous êtes si peu obligeante, que de votre bouche s'échappe crapauds et serpents qui ressemblent si bien à vos beaux sentiments.* Puis elle disparut dans les bosquets.Elle rentra en courant à la maison, ayant oublié la carafe sur le rebord du puits.En arrivant, elle se répandit en larmes au pied de sa mère en disant que sa soeur avait bien menti et se faisant vipères, couleures et crapauds entourèrent les deux mégères.La vieille se rua alors sur la cadette la frappant à grande volée, si bien que la pauvre enfant se sauva dans la forêt en pleurant toutes les larmes de son corps. Un prince charmant la vit et lui demanda la raison de son chagrin et alors qu'elle s'épanchait, de nouveau, fleurs et pierres précieuses s'entassait au pied du prince qui en fut enchanté ainsi que de la beauté de la jeune fille et l'emmena au palais pour l'épouser.Quand à la soeur aînée, elle se fit tant haïr qu'elle fut chassée par sa mère et alla mourir seule au fond d'un bois.Point n'est besoin de vous détailler la morale ... Comprenne qui voudra!Elle s'arrêta et l'auditoire resta muet, encore subjugué par l'émotion.
Lentement, elle se baissa et sortit un panier de sous son siège, et elle distribua à chacun un petit bouquet de violettes délicatement parfumées.
Par Gyzeh
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